En choisissant Les Mouettes, une maison de retraite de la banlieue parisienne, Madame Julienne, 85 ans, espérait finir sa vie sereinement. Or, ce n’est pas le cas. Elle découvre aux Mouettes le tragique ordinaire des maisons de retraite et, malgré sa révolte et sa vitalité, elle se sent peu à peu niée, gommée, piégée. Impuissante face à sa vieillesse et celle des autres pensionnaires, elle décide néanmoins d’entreprendre un journal, où elle consigne par le menu les détails de leur vie quotidienne qui, peu à peu, les enferment dans l’infantilisme et les privent insidieusement de toute liberté d’action ou de pensée. Cet acte d’écriture l’aide à garder l’espoir. Mais les découvertes qu’elle y fait sur elle-même et l’histoire de sa vie la perturbent profondément. À l’heure des bilans, c’est l’obsession d’une autre vieillesse, celle d’Adélaïde, sa grand-mère tant aimée qui se fait jour. S’engage alors un bras de fer entre elle et l’administration. Julienne prendra la tête d’une fronde qui secouera un moment les pensionnaires. Mais le combat est inégal. Julienne s’épuise, se laissant aller à ce syndrome de glissement qui semblera avoir raison d’elle.
Julienne a 85 ans. Sans famille et sans ami, elle décide de s'installer dans une maison de retraite afin de finir ses jours dans un endroit tranquille où l'on s'occuperait d'elle.
Mais très vite elle va se rendre compte que considérée comme inutile aux yeux de la société, elle n'aura plus aucune liberté. Des heures sont imposées pour tout déplacement, toute sortie, les pensionnaires sont assommés par des médicaments pour qu'il soient le moins "agités" possible et ne demande pas trop d'attention au personnel. Infantilisée, Julienne ne supporte pas cette situation et comprend alors qu'elle va devoir lutter pour ne pas plonger dans un état végétatif. Elle décide donc d'écrire. Ecrire son quotidien dans cette maison de retraite, mais aussi son passé, les souvenirs qu'elle a de sa grand-mère, de sa mère... C'est un moyen pour elle de ne pas sombrer, de na pas être atteinte du "syndrome de glissement", qui fait qu'une personne en bonne santé se laisse aller et dépérit très rapidement. Mais tout ne se passera pas comme elle l'avait prévu... Le directeur n'est pas d'accord pour la laisser écrire sur ses conditions de vie dans la maison de retraite, les infirmières l'infantilisent, voire lui manquent de respect... Julienne se laisse donc glisser, malgré sa volonté de rester vaillante.
J'ai beaucoup aimé ce livre, très marquant, et j'y pense souvent depuis que je l'ai terminé.
La vieillesse et les maisons de retraite sont des sujets souvent traités et ce roman fait ressortir une réalité souvent cachée, qui fait froid dans le dos. Aucune maltraitance physique ici, mais une violence morale qui anticipe la Fin, c'est effroyable!
Je vous déconseille de le lire si vous n'avez pas la pêche car il met tout de même un sacré coup au moral!
Merci à Newsbook pour ce partenariat!


commentaires
amaryllis 10/03/2012
Pierre 10/03/2012
clara 11/03/2012
Candice 14/03/2012
Enigma 17/03/2012